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L’Europe voit d’un mauvais oeil la coopération énergétique russo-algérienne (Vremia novosteï)
Le lundi 7 août 2006
![]() * Russie * Algérie * coopération * MOSCOU, 7 août - RIA Novosti. Les russes Gazprom et Lukoil ont signé avec la Sonatrach algérienne des mémorandums sur la compréhension. Bien que rien de concret n’ait été décidé en matière d’activités conjointes, le rapprochement des deux grands fournisseurs de gaz suscite déjà des inquiétudes chez les consommateurs européens. Dans le vieux monde le premier semestre s’est déroulé sous le signe d’une "gazpromophobie" provoquée par les événements ukrainiens ayant entraîné début janvier des interruptions dans les livraisons de gaz aux pays de l’Union européenne. Particulièrement touchée avait été l’Italie qui reçoit de Russie 30 % du gaz qu’elle consomme et qui consomme également de grandes quantités de gaz algérien. Aussi en cas d’alliance de ces deux grands fournisseurs ce pays serait totalement dépendant des exportations. Il n’est donc pas étonnant que le premier ministre italien, Romano Prodi, qui récemment encore était à la tête de la Commission européenne, ait immédiatement réagi à l’information en provenance de Moscou et demandé l’élaboration urgente de la politique énergétique unique de l’UE. De l’huile a été jetée sur le feu par le ministre russe de l’Industrie et de l’Energie, Viktor Khristenko : au cours d’une rencontre avec le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, il a officiellement invité l’Algérie à prendre part à la conférence Russie-UE pour la coordination des stratégies énergétiques, qui se tiendra à la fin du mois d’octobre dans le cadre de la Semaine russe du pétrole et du gaz. On sait que Moscou et Bruxelles avaient convenu d’y examiner une nouvelle fois leurs rapports en matière de gaz. Cette invitation a naturellement jeté du sel sur la plaie de Romano Prodi. Gazprom annonce qu’il a envisagé avec la partie algérienne la construction d’une usine de liquéfaction de gaz sur le littoral de la Baltique. Le dossier d’opportunité du projet Baltiiski SPG (Gaz liquéfié balte) est élaboré par le consortium russe en collaboration avec PetroCanada, qui est prêt à mettre ses potentialités à disposition pour accéder au marché gazier nord-américain. Cependant, Gazprom n’a pas encore de partenaire susceptible de l’aider à construire d’ici à 2009 une usine d’une capacité de 5 millions de tonnes par an et de lui fournir la technologie de la liquéfaction du gaz. Tout semble indiquer que ce partenaire pourrait être la Sonotrach, l’acteur le plus expérimenté sur le marché du gaz naturel liquéfié. /B_rubrs1> |
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