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L’Iran va lancer la production de véhicules GAZ (Gazeta.Ru)

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* Russie * Iran * véhicules *

MOSCOU, 31 octobre - RIA Novosti. Les médias iraniens ont annoncé la conclusion avec le russe GAZ d’un accord de 250 millions de dollars concernant l’assemblage de 12.000 camionnettes et minibus Gazel. L’Iran est contraint d’élargir sa coopération avec la Russie étant donné que les pays industrialisés formulent des griefs à l’encontre du programme nucléaire iranien. C’est la raison pour lesquelles les sociétés russes dont les produits ne sont pas demandés dans ces pays peuvent travailler avec l’Iran sans redouter des sanctions.

Le nouvel accord entre GAZ et le constructeur de camions Iran Khodro Diesel Co prévoit que la partie russe fournira la technologie et assurera l’assemblage des véhicules. Le nouveau Gazel devra être conçu d’ici au début de 2007. Selon GAZ, ce seront pratiquement des Gazel ordinaires répondant au standard EURO-2, mais en version "tropicale", impliquant des modifications dans le circuit de carburant et le moteur, de manière à ce que le véhicule puisse être utilisé par très fortes chaleurs.

Ces derniers temps l’Iran cherche à coopérer activement avec la Russie dans le secteur automobile. Il lui a déjà livré près de 500 sedan Samand. L’Iran a également conçu pour la Biélorussie une chaîne d’assemblage de Samand dont une partie sera vendue sur le marché russe. Un autre grand constructeur automobile russe, KamAZ, a signé avec l’Iran un accord dépassant les 400 millions de dollars portant sur la fabrication de plus de 1.500 camions lourds par an.

L’attaché de presse de la société de placement Finam, Vladislav Kotchetkov, estime que la volonté de travailler avec l’Iran est une obligation logique. "Actuellement GAZ a des difficultés à faire face à la concurrence des sociétés occidentales sur le marché russe, dit-il. Or, il existe en Iran un marché où la demande est élevée. Qui plus est, sur le marché iranien les impératifs en matière de sécurité automobile sont moins contraignants".

Si jamais des sanctions étaient prises à l’égard des entreprises coopérant avec l’Iran, elles n’auraient aucune incidence sur l’activité de GAZ, estime Vladislav Kotchetkov. Au sein de GAZ on ne craint pas d’éventuelles pénalités. "Notre usine est spécialisée dans les constructions mécaniques, nous ne faisons pas de politique. Puisque nos véhicules sont demandés et achetés, nous en vendrons", a déclaré le porte-parole du groupe GAZ, Vladimir Torine.

"Les dirigeants iraniens sont enclins à coopérer avec les Etats qui n’exigent pas que leur pays renonce totalement à son programme nucléaire, qui ne réclament pas une démocratisation, etc., estime le directeur général adjoint du centre des technologies politiques, Alexeï Makarkine. Grâce à cet accord GAZ peut accéder à ce marché en mettant à profit un avantage concurrentiel politique. Il est possible qu’après les camionnettes et les minibus Gazel des voitures russes circuleront sur les routes iraniennes".

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