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L’idée d’une "OPEP du gaz" met en émoi les Etats-Unis et l’Europe (Vedomosti)
Le jeudi 15 février 2007
![]() * Russie * Iran * Qatar * gaz * MOSCOU, 15 février - RIA Novosti. Promue avec constance par le président russe Vladimir Poutine, l’idée d’un cartel gazier sème le désarroi parmi les experts. Les pays producteurs de gaz pourraient se mettre d’accord sans créer de cartel, mais la menace d’une "OPEP du gaz" permet de tenir Washington et Bruxelles en haleine. En 2005, la Russie, l’Iran et le Qatar pris ensemble contrôlaient 55,8% des réserves mondiales prouvées et 26,3% de la production mondiale de gaz naturel. La Russie fournissait 28,4% des exportations mondiales de gaz par gazoducs, et le Qatar 14,4% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. L’émir du Qatar, cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, qui, jusqu’à récemment, rejetait l’idée d’un cartel gazier, se dit désormais prêt à négocier. Mais il rappelle que le marché du gaz diffère sensiblement de celui du pétrole, car les contrats gaziers sont conclus à long terme, et le marché est très fragmenté. On ne peut transporter par mer que du gaz naturel liquéfié qui est plus cher (et représente aujourd’hui un quart des livraisons internationales), alors que les gazoducs mettent fournisseurs et consommateurs en état de dépendance réciproque, renchérit Valeri Nesterov, de la compagnie d’investissement Troika-Dialog. La structure même du marché ne permettra pas de créer un cartel, estime un responsable de Gazprom. Mais les producteurs de gaz peuvent néanmoins s’unir, même si les administrations concernées s’interrogent sur le bien-fondé de cette initiative. "Le prix du gaz dépend de celui du pétrole, et les motifs d’une telle alliance demeurent flous", explique un fonctionnaire. Faute de pouvoir influer sur les prix, les producteurs de gaz ne seront toutefois pas inutiles les uns pour les autres, estime pour sa part Valeri Nesterov. Il s’agit essentiellement d’éviter des coûts inutiles dans la construction de nouveaux gazoducs qui entrent ainsi en concurrence, et les pays qui ravitaillent l’Europe peuvent se mettre d’accord sans créer de cartel, constate l’économiste de la Deutsche Bank, Adam Sieminski. Une entente politique entre l’Iran et la Russie est difficilement réalisable, mais le slogan d’une "OPEP du gaz" permet de tenir l’Europe et les Etats-Unis en haleine, suppose Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Russia in Global Affairs. D’après lui, Moscou pourrait utiliser ce levier psychologique au cours des négociations sur le nouvel accord de partenariat Russie-UE. RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse. /B_rubrs1> |
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