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L’inflation se renforce encore (Vedomosti)Le mardi 28 novembre 2006![]() * Russie * inflation * rouble * renforcement * MOSCOU, 28 novembre - RIA Novosti. Lundi le dollar américain a de nouveau chuté pour retrouver son niveau minimum d’il y a trois ans sur le marché mondial et d’il y a sept ans sur le marché russe. Pour le rouble russe, cela signifie un nouveau renforcement. Les autorités russes se sont efforcées comme d’habitude d’empêcher le renforcement de la monnaie nationale pour amenuiser les pertes des exportateurs. Cette politique se traduit par une augmentation permanente des réserves de changes dont le montant a atteint en novembre 278,9 milliards de dollars : seuls la Chine et le Japon ont des réserves de change plus importantes. Mais si le renforcement du rouble n’est préjudiciable qu’à une partie de l’économie russe, les conséquences de l’augmentation des réserves de change se répercutent sur tout le monde. La Banque centrale, pour racheter aux exportateurs leurs recettes en monnaie étrangère, est obligée de faire marcher la planche à billets et d’augmenter ainsi la masse monétaire qui s’accroît plus rapidement que le PIB. D’où l’inflation que ressentent déjà toute l’économie et toute la population. La croissance de l’inflation renforce davantage la monnaie nationale. En 2005, le rouble s’est fortifié de 3,2% à cause de la politique de la Banque de Russie (hausse nominale du cours de change) et d’encore 7% à cause de la croissance de l’inflation, a expliqué le ministre des Finances, Alexeï Koudrine. Il s’agit de la différence entre les taux d’inflation russe et américain : les deux monnaies se déprécient mais, l’inflation russe étant plus rapide, le rouble doit se dévaloriser plus rapidement. Cette année, le président Poutine a fixé au gouvernement un objectif irréalisable : arrêter l’inflation et le renforcement du rouble, et cela dans le contexte d’une croissance rapide des dépenses budgétaires. Compte tenu de la politique du double frein, des chiffres budgétaires optimistes ont été établis pour l’année prochaine : l’inflation doit être retenue entre 6,5 et 8% et le cours de change de la monnaie nationale au niveau de 26,5 roubles pour 1 dollar. Les analystes mettent en garde cependant, affirmant qu’en 2007 le cours de change ne dépassera pas 25,5 roubles pour 1 dollar et que la tentative des autorités de bloquer sa hausse ne pourra qu’accélérer l’inflation. La situation semble être sans issue. Les pays évolués préfèrent se concentrer sur un de ces deux objectifs : sur l’inflation, ce qui leur permet de maintenir le cours de change dans une limite raisonnable. Les pays en développement obtiennent eux aussi un tel effet. En Chine, par exemple, le renforcement du yuan fortement sous-évalué s’opère plus lentement que celui du rouble russe et l’inflation est plus faible qu’aux Etats-Unis (où elle reste de façon stable au-dessous des 3%). A la différence des pays évolués, la Banque centrale russe n’a pratiquement pas d’instruments pour contenir l’inflation puisque, à cause d’un flux immense de capitaux rapportés par les exportations, son taux de refinancement ne joue pas un rôle considérable sur le marché financier. La Russie ne diffère de la Chine que par le rôle qui revient aux exportations d’hydrocarbures. D’ailleurs, même les pays exportateurs de pétrole savent maîtriser l’inflation : en 2005 l’inflation en Russie a dépassé 10% tandis qu’elle a été de 1,5% en Norvège et de 0,7% en Arabie saoudite. La méthode des compagnons de l’infortune pétrolière - politique d’austérité budgétaire - n’a pas pris racine en Russie : le budget de l’année pré-électorale est visiblement inflationniste. RIAN News Service /B_rubrs1> |
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