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La Russie achètera des A 380 à condition qu’Airbus accepte l’idée d’un holding aéronautique (Vedomosti)
Le jeudi 2 novembre 2006
![]() MOSCOU, 2 novembre - RIA Novosti. La Russie ne réclame plus une participation à la gestion d’EADS. Par contre, elle juge actuelle la création d’un holding paneuropéen de construction d’avions commerciaux Dans une interview accordée au Financial Times, le président de la Vneshtrogbank, Andreï Kostine, a déclaré que certains avionneurs russes souhaitaient coopérer plus étroitement avec EADS et que la forme de cette collaboration pourrait être un échange d’actifs, une coproduction ou même la création d’un holding aéronautique paneuropéen. Une source au sein de l’administration du président a confirmé à Vedomosti que la Russie était disposée à coopérer étroitement avec EADS. Il s’agit en premier lieu d’une intégration dans la construction aéronautique civile, le volet le plus important et le plus rémunérateur pour EADS. "Nous sommes placés devant un choix, a dit l’interlocuteur du quotidien, soit nous empruntons notre propre voie de développement avec implication de fonds publics substantiels, soit nous nous intégrons dans l’industrie aéronautique européenne, pour laquelle nous sommes non seulement un partenaire, mais encore un grand marché d’écoulement". "Le gouvernement a la possibilité de prêter assistance à EADS qui se trouve dans une passe difficile, en contraignant Aeroflot à faire l’acquisition de 22 Airbus 380", a dit notamment Andreï Kostine. Une source au sein de l’administration du président dit que la question concernant la participation de la Russie à la gestion d’EADS ne se posait plus. Par contre les fonctionnaires entendent suggérer à la corporation de jouer le rôle de sauveur de l’industrie aéronautique russe : Airbus possède des technologies et de l’expérience, ses appareils sont vendus partout dans le monde. Marina Alekseenkova, analyste de Renessans Kapital, estime qu’en transmettant à Airbus la totalité de ses usines aéronautiques civiles, la Russie pourrait escompter 10% au maximum des actions du consortium européen. Mais même cela devrait être considéré comme une aubaine pour l’industrie aéronautique russe, pense le directeur général de l’agence de consultation Infomost, Boris Rybak : "refaire le retard seul est désormais pratiquement impossible". Les négociations sur la fusion des actifs sera malaisée. Dans un premier temps EADS doit savoir ce qu’il peut obtenir de la Russie et ce que lui-même peut donner, dit une source au courant de la position d’EADS. "Au moment présent une telle fusion est irréalisable, acquiesce une source proche de la corporation aéronautique unifiée en cours de formation. L’intégration des industries aéronautiques européenne et russe doit être envisagée comme un objectif stratégique à long terme, et l’on saura dans quelle mesure il est réalisable qu’une fois que la Russie sera impliquée dans des projets EADS". Boris Rybak pense que le maximum que les entreprises russes puissent faire, c’est de créer quelques unités de production en sous-traitance. RIAN News Service /B_rubrs1> |
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