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La Russie assure EADS sur ses intentions (Vedomosti)
Le lundi 25 septembre 2006
![]() * Russie * EADS * direction * MOSCOU, 25 septembre - RIA Novosti. Actuellement, la France et l’Allemagne ne sont pas prêtes à admettre la Russie à la direction d’EADS. La rencontre entre Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Angela Merkel à Paris n’a pas donné de résultats tangibles. Au terme de la rencontre le président russe a reconnu que les Européens pensaient que la Russie "pourrait accumuler un paquet d’actions d’EADS afin de détruire le groupe de l’intérieur". "Nous n’avons pas de projets de genre", les a rassurés Poutine. Les paramètres du partenariat seront déterminés par le groupe d’experts que les trois chefs d’Etat ont convenu de créer. Si les négociations aboutissent, un paquet d’actions d’EADS sera cédé à la Corporation aéronautique unifiée actuellement en création en Russie, a conclu le président russe. La banque publique russe Vneshtorgbank a été portée sur le registre des actionnaires d’EADS le 8 septembre lorsqu’elle avait acheté un peu plus de 5% des actions du groupe. Deux semaines avant, Sergueï Prikhodko, assistant de Poutine, avait annoncé le désir de la Russie d’entrer dans la direction du groupe européen. La réaction des dirigeants de ce dernier avait été courtoise mais sans équivoque : "Il ne serait pas dans l’intérêt de l’entreprise d’élargir son groupe d’actionnaires industriels clés". Le constructeur allemand DaimlerChrysler et le holding français Sogeade possèdent 22,5% chacun, et le holding public espagnol SEPI 5,48% du capital social du groupe européen d’aéronautique et de défense. Après ce "dialogue", le résultat de la rencontre peut être considéré comme positif, selon une source informée de la position d’EADS. Le groupe va gagner du temps. Il doit se rendre compte de ce qu’il peut obtenir de la Russie et de ce qu’il est en mesure de lui donner, surtout en ce qui concerne les deux principaux programmes : le projet Airbus A-350 XWB, dont le budget se monte à 10 milliards de dollars, et celui d’avion moyen-courrier Next Generation (qui doit débuter en 2013-2014). D’autre part, la pression de la Russie risque de gâter les relations déjà compliquées entre EADS et les Etats-Unis car le groupe compte sur un bénéfice sérieux en Amérique : allié à Northrop Grumman, EADS fait concurrence à Boeing pour un contrat de 20 milliards de dollars portant sur la livraison de 200 avions ravitailleurs au ministère américain de la Défense. Pour les Etats-Unis, la coopération entre le groupe européen et la Russie n’est pas mortelle mais elle est le prétexte de nouveaux jeux politiques internes, selon la même source. "Au final, la participation à la direction d’EADS implique des limitations désavantageuses pour la Russie", acquiesce une source proche du Kremlin. Un partenariat trop étroit avec EADS risque de se répercuter sur les relations de la Russie avec les Etats-Unis. Notamment sur les programmes aéronautiques, par exemple sur le projet d’avion régional Superjet-100 du groupe Sukhoï, consulté par Boeing. D’ailleurs, il n’est pas exclu qu’une "autre banque désire acheter des actions de ce groupe, et alors personne ne pourra garantir que l’affaire se limitera à une participation de 5% seulement", a ajouté le représentant du Kremlin. RIAN News Service (French Language) /B_rubrs1> |
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