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La Russie cesse d’importer de la viande en provenance d’Europe (Novye izvestia)

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* Russie * UE * viande *

MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti. Rosselkhoznadzor (Service de contrôle agricole) n’a pas réussi à s’entendre avec l’Union européenne sur les modalités de fourniture de viande à la Russie. Selon les experts, c’est une perte considérable pour la Russie, mais elle ne devrait pas entraîner de hausse des prix de la viande.

Pour ne pas freiner le commerce, Rosselkhoznadzor a proposé aux Européens de signer des accords bilatéraux avec la Russie. Des lettres appropriées ont été envoyées, entre autres, en Irlande, aux Pays-Bas, au Danemark, en France, en Italie et en Allemagne.

Ce qui a été qualifié par les fonctionnaires russes de "geste de bonne volonté" a été pratiquement réfuté d’emblée par l’Union européenne. Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a carrément déclaré que la conclusion d’accords bilatéraux avec les Etats de l’UE sur les fournitures de viande n’avait pas de sens.

D’après les données de l’Institut de la conjoncture du marché agricole, le chiffre d’affaires du commerce de la viande entre la Russie et l’UE constitue 1,5 million.s de dollars par an. La Russie reçoit de l’Europe 24 millions de tonnes de viande par an, elle en produit elle-même 5,5 millions de tonnes au maximum. De grands combinats de boucherie fonctionnent pratiquement grâce à la viande importée.

Néanmoins, comme l’a assuré Sergueï Iouchine, président du Comité exécutif de l’Association nationale des producteurs de viande, pour l’instant, il n’y a rien de grave. "La suspension de l’octroi des autorisations d’importation de viande en provenance de l’UE n’est pas encore une interdiction", affirme l’expert qui espère que les pourparlers se poursuivront et qu’ils seront couronnés de succès, car "ni l’Europe, ni la Russie n’ont besoin de problèmes des livraisons de viande". Sergueï Iouchine est certain que c’est un problème d’ordre technique dénué de raisons politiques. Le président de la Commission européenne a raison d’affirmer que les normes sanitaires de l’UE sont les plus rigoureuses. Mais le fait est que ces normes de l’Union européenne concernent l’importation de viande dans ses pays et nullement son exportation", fait-il remarquer. Pour contrôler l’exportation, il est nécessaire de modifier la législation, mais, puisque ce processus est long, les Européens feraient mieux de conclure dès aujourd’hui des accords bilatéraux, estime le spécialiste.

Dmitri Rylko, directeur général de l’Institut de conjoncture du marché agricole, estime également qu’il n’y aura pas de panique sur le marché de la viande. "L’UE est depuis longtemps le fournisseur principal de viande sur le marché russe, nous y achetons également des volailles et du porc, a-t-il dit. A présent, ces secteurs connaissent un développement rapide en Russie. Si les problèmes avec l’UE ne sont pas réglés, nous augmenterons les fournitures en provenance des pays d’Amérique latine".

RIAN News Service

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