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La Russie doit mieux communiquer sur sa politique énergétique en Occident (Rossiïskaïa gazeta)

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* Russie * Biélorussie * Occident * gaz *

MOSCOU, 29 décembre - RIA Novosti. Dans le conflit gazier qui l’oppose actuellement à la Biélorussie, l’essentiel pour Moscou est de ne pas perdre la bataille médiatique, indique vendredi Alexander Rahr, chefs des programmes Russie-CEI au Conseil allemand de politique étrangère, dans les colonnes de Rossiïskaïa gazeta.

La Russie laisse aujourd’hui entendre à l’Occident que le gaz destiné à l’Europe sera probablement détourné par la Biélorussie. A présent, l’essentiel pour Moscou est de ne pas perdre la bataille médiatique, il faut montrer que la responsabilité en revient non pas à Moscou, mais à Minsk.

Nous sommes en présence d’un marchandage entre la Russie et la Biélorussie. L’une et l’autre tentent de prendre le dessus au dernier moment. Mais les ressources appartiennent à Moscou, c’est pourquoi Minsk n’a d’autre choix que de s’entendre avec son voisin russe.

La Russie a un seul point faible : elle discute avec la Biélorussie, son plus proche partenaire, en position de force et en exerçant une pression sur elle. Gazprom aurait pu ne pas accroître d’emblée le prix du gaz de quatre fois. Il aurait fallu l’élever il y a cinq ans, graduellement, et pas instantanément. Pour le reste, la Russie a raison. La Biélorussie, en tant qu’Etat indépendant, doit payer le gaz au prix du marché. L’époque de l’URSS est révolue.

L’Occident éprouve toujours des appréhensions à l’égard de la Russie, lorsqu’elle fait la démonstration de sa force. A l’époque de la "guerre froide", Moscou menaçait par ses armes. Aujourd’hui, la concurrence s’accroît dans le secteur pétrogazier. La Russie manifeste sa force, elle fait pression et étale sa puissance énergétique, ce qui effraie l’Europe. Par conséquent, l’Occident préfère défendre un faible. Mais, lorsqu’il s’agit de la Biélorussie, la situation est compliquée, car elle est dirigée par le "dernier dictateur d’Europe", isolé du monde occidental.

Pour ne pas irriter l’Europe, la Russie devra expliquer clairement sa politique. Si la Russie applique une politique transparente et non agressive, elle ne s’attirera pas de reproches. Mais il faut déployer pas mal d’efforts en vue de prouver que, dans le différend avec la Biélorussie sur le gaz, la Russie vise à défendre des intérêts purement commerciaux, et non pas politiques.

Si Moscou perd la guerre médiatique et si l’Occident se persuade que la Russie veut engloutir la Biélorussie, cela entraînera des problèmes. L’Europe se mettra à créer des systèmes de transport du pétrole et du gaz avec la Libye et l’Algérie en vue de renoncer totalement au gaz russe, c’est pourquoi Moscou ne doit pas négliger l’opinion publique européenne.

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.

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