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La Russie vaut 23.600 milliards de roubles
Le mercredi 22 novembre 2006
![]() * Russie * terre * coût * MOSCOU, 22 novembre - RIA Novosti. L’Agence fédérale russe de gestion des biens immobiliers publics (Rosnedvijimost) a établi le prix de toute la terre de la Russie à 23.600 milliards de roubles, soit son PIB annuel à peu près (1 euro = 37,17 roubles), a annoncé le quotidien Vedomosti. Le coût cadastral d’un terrain est fonction de la zone géographique et de la catégorie des biens fonciers dont il relève. C’est n’est pas une valeur fixée une fois pour toutes. La Loi prévoit la possibilité de la revoir tous les trois ans au plutôt et tous les cinq ans au plus tard. "23.600 milliards de roubles, c’est très peu, estime l’économiste de la banque Trust Evgueni Nadorchine. En 2005, d’après le Service fédéral des statistiques, le PIB russe a été légèrement inférieur, 21.598 milliards de roubles, et atteindra cette année 27.000 milliards de roubles". En 2005, aux Etats-Unis, le PIB s’est élevé à 12.600 milliards de dollars et le coût cadastral de la terre à 33.000 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. En Australie, le rapport a été à peu près le même : 384 milliards et 1.100 milliards de dollars. En France, avec un PIB de 1.700 milliards de dollars, la terre est estimée à 3.600 milliards de dollars. Plus la terre est chère et mieux cela vaut, car il est d’autant plus avantageux de l’utiliser comme gage et de développer l’économie, a estimé le recteur de l’Ecole d’économie de Russie, Sergueï Gouriev. Mais si la terre est trop chère et si le PIB n’est pas assez important, cela veut dire que l’Etat n’exploite pas toutes ses potentialités de développement économique, a-t-il ajouté. Le chiffre obtenu par Rosnedvijimost ne dit absolument rien : le coût véritable de la terre peut être plus bas ou plus élevé, affirment les experts. Le rapport entre le coût cadastral et le prix de marché d’un terrain peut être plusieurs fois différent de celui d’un terrain voisin, a affirmé Vitali Mojarovski, partenaire du cabinet "Pepelaev, Golzblat et associés". Une partie immense du territoire de la Russie (forêts, pièces d’eau, zone du permafrost) n’a pas été cotée, a-t-il rappelé. A son avis, les terrains exploitables valent un tiers ou, au maximum, la moitié du prix que leur donne Rosnedvijimost. De l’avis du juriste de la société "Ivanian et associés", Ioulia Bakhareva, on comprendra ce mécanisme dans quinze ou vingt ans, lorsque tous les terrains possibles pourront faire l’objet d’un acte juridique. /B_rubrs1> |
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