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Le capital étranger se fait évincer du secteur pétrogazier russe (Nezavissimaïa gazeta)
Le jeudi 10 août 2006
![]() * Russie * économie * pétrogazier * MOSCOU, 10 août - RIA Novosti. Le repartage des biens dans le secteur pétrogazier russe entre dans une nouvelle phase. Après Ioukos, Slavneft et Sibneft, ses prochaines victimes pourraient être les grands projets à taux élevé de participation étrangère. Ces quinze derniers jours les départements environnementaux ont pris pour cible trois projets sakhaliniens dans lesquels d’importants capitaux étrangers ont été investis et dont les réserves globales dépassent 1,2 milliard de tonnes de pétrole et 1.500 milliards de mètres cubes de gaz. Au début du quatrième trimestre des inspecteurs du département de Rosprirodnadzor (Agence fédérale pour le contrôle de l’environnement) pour la région de Sakhaline se rendront dans les sites marins des projets Sakhaline-1 et Sakhaline-5. D’autre part, le département conteste la conclusion positive de l’expertise écologique concernant deux gisements de Sakhaline-2 (Piltoun-Astokhskoe et Lounsk). Pour le moment ce projet est réalisé uniquement par des sociétés étrangères : la britannico-néerlandaise Royal Dutch/Shell, les filiales des japonaises Mitsubishi et Mitsui. D’autre part, une entente existe concernant l’échange de 25% des parts de Shell en échange d’actifs de Gazprom, mais les négociations se poursuivent en ce qui concerne le prix. De l’avis de certains analystes, il faut voir là la principale raison des pressions exercées sur les participants étrangers à ce projet par le ministère russe des Ressources naturelles. "La situation entourant le projet Sakhaline-3 était complexe, relève Natalia Ianakaïeva, analyste du groupe Tsentrinvest. Le travail sur le projet était pratiquement achevé lorsque les autorités ont annulé l’accord passé avec ses participants, à savoir les américains Exxon-Mobil et Chevron. Sakhaline-3 est passé dans le domaine public, les bénéfices qu’il procurera reviendront en totalité à la Russie. De l’avis de Natalia Ianakaïeva, Sakhaline-2 pourrait connaître le même sort. L’extraction y a déjà commencé. Un accord prévoit que les bénéfices seront partagés sur la base de la parité entre la Russie et les investisseurs. Mais en cas de rupture de l’accord le gisement reviendra probablement à Gazprom, dit Natalia Ianakaïeva. D’autres experts pensent que les étrangers ne seront pas tous évincés de ces projets. "En dernière analyse, le ministère des Ressources naturelles et les consortiums trouveront un terrain d’entente", estime Alexandre Razouvaïev, chef du département d’analyse de la société financière Megatrastoil. D’après lui les ministères sont tous soucieux d’afficher une activité intense et les grands projets en fournissent l’occasion. /B_rubrs1> |
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