|
||||||
|
Vous êtes dans Accueil
→ Articles et analyses
Marché automobile en Russie : analyse et perspectives du développement
Le jeudi 10 avril 2008
![]() Industrie mécanique russe En 2007, tous les secteurs d’économie russe ont témoigné d’une croissance stable et soutenue. C’est l’industrie mécanique qui a vu son volume de production augmenter le plus : selon les données du Ministère de l’industrie et de l’énergie, la croissance de la production de l’équipement mécanique et des machines a atteint le chiffre de 119,3%. Les experts en distinguent plusieurs raisons, notamment celle de la mise en place du régime d’assemblage industriel et l’augmentation de la demande intérieure boostée par de nombreux projets dans le cadre du programme fédéral du développement national. En outre, les entreprises nationales ont augmenté leurs exportations de certains types d’équipements mécaniques. La construction des automobiles, des camions et des autocars est un des segments le plus dynamique de l’industrie mécanique russe. En effet, selon l’agence Avtostat, la croissance du secteur a dépassé 10% en 2007. Ainsi l’Organisation Internationale des Constructeurs d’Automobiles (OICA) positionne la Russie à la quatrième place en Europe selon le volume de production de l’équipement automobile et à la treizième place dans le monde selon la production des voitures légères commerciales (LCV, Light Commercial Vehicule). La Russie occupe également la deuxième et la huitième position selon sa production des poids lourds en Europe et dans le monde. Cependant, la donne économique et la structure du marché changent, et les constructeurs nationaux se trouvent confrontés à des acteurs étrangers de plus en plus présents sur le marché russe. Le parc automobile russe Au 1ier janvier 2007, Autostat.ru a dénombré 35,885 mille véhicules en Russie, dont 12% appartenaient aux personnes juridiques, le reste constituant un parc privé. Des camions sont les véhicules les plus usés dans le parc automobile russe. En 2006, le parc des automobiles, hors camions, a connu une croissance de 4,8%. Les automobiles de la marque nationale Lada constituaient 48% du total des véhicules, la part des véhicules étrangers étant en constante augmentation (25% en 2006). Le parc des voitures (hors camions et poids lourds) A l’époque, le gouvernement russe a proposé deux idées du développement de l’industrie automobile russe : l’une qui préconisait un soutien au régime d’assemblage industriel des voitures étrangères sur le territoire national, et l’autre qui stipulait la conception d’une voiture « nationale », autrement dit, la préférence aux constructeurs nationaux russes. Au fil du temps, c’est la première idée qui a gagné favorisée par le développement exceptionnel de l’économie du marché dans le pays. Ainsi la politique protectionniste du gouvernement à l’égard des constructeurs locaux qui s’exprimait par une augmentation régulière des droits de douane pour les voitures étrangères importées en Russie, s’est révélée inefficace et a échoué quelques années plus tard. Désormais, le secteur automobile national n’étant plus considéré en tant que stratégique, est ouvert aux constructeurs étrangers. En 2006, la part des voitures étrangères a dépassé, pour la première fois, celle des voitures nationales. Un an plus tard, les voitures des constructeurs étrangers assemblées en Russie, sont devenues leaders sur le marché. En 2007, il existait huit usines d’assemblage des voitures des marques étrangères sur le territoire de la Russie. Selon Autostat.ru, leur volume de production se chiffrait à plus de 400 mille véhicules contre 276 mille véhicules en 2006. De nouveaux acteurs étrangers envisagent de pénétrer le marché russe dans les deux prochaines années. La région de Léningrad est l’un des plus grands centres de l’industrie automobile en Russie. Plusieurs constructeurs étrangers ont choisi le district Chouchary pour abriter leurs unités d’assemblage. Ainsi Toyota y a construit récemment son usine. Le constructeur japonais compte multiplier le volume de production par dix, jusqu’à vingt mille pièces par an. En plus, dans les plans de Toyota, il y a une construction de la deuxième usine spécialisée dans l’assemblage des automobiles à bas prix. Par ailleurs, dans le même district, General Motors prévoit le lancement de son usine d’ici un an. L’usine assemblera les marques Chevrolet Captiva, Opel Antara, Opel Astra, Corsa, Zafira et Isignia. En 2010, Suzuki lancera également son usine (50 mille voitures par an, les marques Grand Vitara et SX4) ainsi que Hyundai (100 mille voitures). Enfin, en 2009, dans le bourg Kamenka, Nissan inaugurera son usine (50 mille voitures par an, les marques assemblées sont Teana et X-Trail). La région de Kalouga est la deuxième région la plus dynamique de l’industrie automobile russe. En 2007, l’allemand Volkswagen a lancé son unité d’assemblage, l’ouverture d’une usine est prévue pour l’année 2010 (115 mille voitures des marques Skoda et Volkswagen). En 2010, le français PSA Peugeot Citroën y ouvrira également son usine (150 mille voitures par an, les marques Peugeot 308 et Citroën C4) à côté de l’usine de Mitsubishi (50 mille voitures par an de la marque Outlander XL). Par ailleurs, certaines régions de la Sibérie et l’Oural attirent les constructeurs étrangers. Les constructeurs chinois y travaillent avec les fournisseurs locaux (l’usine AMOUR à Novoouralsk, la Compagnie automobile d’Oural, l’usine Zlatooustovsky). En ce qui concerne les acteurs de ce segment du marché, le groupe Avtovaz reste à ce jour l’entreprise la plus importante non seulement en Russie, mais aussi dans le monde. Le groupe emploie plus de 110 mille personnes et réalise également la conception et la fabrication des pièces automobiles. En 2007, à Toliatti, les principaux actionnaires de l’entreprise, la corporation d’Etat « Rostekhonologuiii » et la compagnie « Trojka Kapital Partner », ont signé un accord de coopération avec le français Renault. L’accord officialise ainsi le projet de vente d’un paquet d’actions majoritaire d’Avtovaz au constructeur français. Renault se chargera du développement de la marque Lada et assemblera ses marques de Renault et Nissan dans les locaux d’Avtovaz. L’autre géant russe, le groupe GAZ, envisage d’arrêter la fabrication du modèle Volga et de se concentrer sur la production des automobiles sous marque Siber (équivalent de Chrysler Sebring). En parallèle, le groupe compte augmenter le volume de production des camions et des poids lourds. Le constructeur OUAZ se spécialise plus particulièrement dans la production des 4X4 et des camions. Suite à la baisse des ventes, l’entreprise CeAZ a mis fin au projet de la modernisation de son modèle Oka (équivalent Twingo), et compte assembler les voitures chinoises. L’usine ZMA à Naberejnié Tchelny a débuté, en 2007, l’assemblage des voitures de Fiat (les marques Albea et Doblo) et de SsangYong (les marques Rexton, Kyron et Actyon). Prochainement dans le même article : Le parc des autocars et des camions /B_rubrs1> |
||||||
|
|
||||||