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Moscou et Tokyo prêts à signer un accord d’enrichissement d’uranium pour les sites japonais (média japonais)

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TOKYO/MOSCOU, 21 février - RIA Novosti. D’ici à l’été, Moscou et Tokyo pourraient signer un accord prévoyant l’enrichissement d’uranium pour les sites nucléaires japonais par le holding nucléaire russe Atomprom, a rapporté mercredi le quotidien Yomiuri Shimbun. Il s’agit avant tout d’uranium provenant de tiges usagées de combustible de réacteurs nucléaires qui sont stockées en Grande-Bretagne, mais la possibilité d’enrichir du minerai extrait en Russie et au Kazakhstan est également étudiée, selon le quotidien.

Selon le journal, un accord en ce sens pourrait être signé lors de négociations au sommet avant l’été 2007.

L’enrichissement de l’uranium à partir de tiges usagées permet de le recycler et de l’utiliser à nouveau en qualité de combustible pour les réacteurs nucléaires. Le Japon qui s’en tient à ses trois "principes non nucléaires" qui lui interdisent de posséder, de produire et d’importer des armes nucléaires, "ne pratique presque pas l’enrichissement d’uranium sur son territoire", écrit le journal, du fait que l’uranium hautement enrichi est déjà considéré comme de l’uranium militaire. Ses capacités de production permettent d’enrichir 10% seulement du combustible irradié.

Actuellement, les commandes japonaises de recyclage d’uranium sont exécutées en Grande-Bretagne et en France, mais l’enrichissement, en raison du coût élevé de ce service dans ces pays, n’y est pas réalisé. Résultat, l’uranium irradié reste dans des centres de stockage des deux pays (près de 6.400 tonnes à ce jour).

Depuis longtemps, Londres exige l’évacuation de ces substances radioactives du territoire britannique, d’où la nécessité de trouver un autre lieu pour leur enrichissement et leur retraitement.

Il y a deux ans, rapporte le Yomiuri Shimbun, le gouvernement japonais et des sociétés énergétiques ont demandé de la Russie de se charger de ce travail, et celle-ci s’est dite prête à l’effectuer sur son territoire. Depuis, les deux pays étaient en négociations, ils seraient à présent tombés d’accord et, de plus, la transaction aurait été approuvée par Washington, souligne le journal.

Après la signature de cet accord lors d’un sommet russo-japonais, Moscou et Tokyo qui participent au Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire devront signer un accord bilatéral par lequel les deux pays s’engageront à ne pas transférer de technologies nucléaires à des pays tiers.

Troisième producteur d’électricité d’origine nucléaire dans le monde après les Etats-Unis et la France, le Japon projette de tripler d’ici à 2017 ses capacités de production, en les portant à près de 67 millions de kW.

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