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Pétrole et gaz : la Russie perd pied en Asie centrale (Nezavissimaïa gazeta)Le mercredi 29 novembre 2006![]() * Russie * gaz * pétrole * Asie centrale * MOSCOU, 29 novembre - RIA Novosti. La Russie continue à céder ses positions sur le marché des ressources naturelles du Kazakhstan et de l’Asie centrale. La Chine pourra en revanche bientôt renforcer les siennes, déjà solides, dans le secteur pétrogazier de la région. Le ministère de l’Energie et des Ressources minérales du Kazakhstan a fait savoir mardi qu’il étudiait la demande de la compagnie publique China International Trust & Investment Corp. portant sur l’achat des actifs pétroliers de la société canadienne Nations Energy, qui possède notamment le gisement de Karajanbas dont les réserves atteignent 340 millions de barils de pétrole et de condensat. L’année dernière, la compagnie pétrolière chinoise CNPC avait acheté pour 4,2 milliards de dollars la compagnie PetroKazakhstan, dont les réserves prouvées s’élèvent à 535 millions de barils de pétrole, à laquelle prétendait également Lukoil. Les compagnies chinoises exploitent déjà une série de grands gisements dans l’Ouest et le Sud de la république. Le premier tronçon du pipeline d’Atassou-Alachankoou mis en service l’année dernière achemine environ 10 millions de tonnes de pétrole par an du Kazakhstan en Chine. Le deuxième tronçon qui sera construit d’ici peu accroîtra de deux fois le rendement du tuyau. Le Turkménistan qui a signé un accord pour la construction d’ici à 2009 d’un gazoduc dirigé vers la Chine (environ 30 milliards de m3 de gaz par an) joue également la carte chinoise. Qui plus est, Achkhabad devra faire tout son possible en vue d’assurer les livraisons de gaz à la Russie et à l’Ukraine, car les volumes d’extraction actuels ne permettent pas de respecter tous les contrats. La sortie des républiques d’Asie centrale en général, et du Kazakhstan en particulier, de la sphère d’influence de la Russie est un processus inévitable, estime Valeri Nesterov, analyste de Troïka Dialog. "On peut constater objectivement que la Russie cède ses positions dans cette région, estime-t-il. Tout ne dépend pas d’elle, loin s’en faut, et le Kazakhstan est enclin à ne plus considérer à l’avenir son voisin du Nord comme principal opérateur du transit de son pétrole et de son gaz". De l’avis d’Alexandre Razouvaïev, chef du service analytique de Megatrustoïl, la situation de la Russie dans le domaine de l’exploitation des ressources naturelles de la région suscite de sérieuses appréhensions. "Le monde de la géopolitique déteste le vide, et si aujourd’hui notre secteur pétrogazier bénéficie de positions assez bonnes dans ces pays, demain cette niche pourra être occupée par n’importe qui, par exemple, par la Chine, affirme l’expert. D’ailleurs, n’oublions pas que les positions des Etats-Unis sont relativement fortes dans cette région, ils agiront de façon à empêcher le renforcement de l’influence chinoise". L’unique levier efficace de Moscou est la politique étrangère. "Si nous ne pourrons pas exercer, par définition, une influence sur les Chinois, nous pourrons en revanche influer parfaitement sur les dirigeants des ex-républiques soviétiques", estime M. Razouvaïev. RIAN News Service /B_rubrs1> |
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