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Rosatom veut briser le "rideau de fer" sur le marché américain de l’uranium (Gazeta.ru)
Le vendredi 29 septembre 2006
![]() * Russie * Rosatom * uranium * marché américain * MOSCOU, 29 septembre - RIA Novosti. La Russie projette de s’adjuger 25% du marché américain de l’uranium, a déclaré jeudi le directeur de l’Agence russe de l’énergie atomique (Rosatom), Sergueï Kirienko. Il faut d’abord obtenir la levée des restrictions antidumping, notamment du droit de douane prohibitif fixé à 115,8% pour l’uranium russe. La position des atomistes russes en la matière reste catégorique : à défaut d’accord à l’amiable, les sanctions seront contestées en justice. D’ailleurs, pour la Russie, il s’agira d’une démarche extrême. Premièrement, on ne saurait garantir que la décision judiciaire sera prise au profit de la Russie. Deuxièmement, même si tel est le cas, l’annulation des restrictions antidumping demandera deux ou trois ans tandis qu’une année suffirait pour régler l’affaire d’un commun accord. "A présent, l’essentiel pour nous est d’obtenir un accès de qualité au marché américain qui est aujourd’hui le plus rentable", a déclaré Dmitri Evstafiev, directeur du département des relations publiques de la centrale Techsnabexport qui couvre, sous le label TENEX, 40% de la totalité des livraisons mondiales d’uranium brut et enrichi. D’après les calculs d’Igor Noujdine, de la société d’investissement Solid, au cas où les atomistes russes disposeraient de 25% du marché américain, leurs recettes varieraient dans la fourchette de 1,2 à 2,3 milliards de dollars, selon la qualité du produit, et leur bénéfice net serait au niveau de 150 à 250 millions de dollars par an. Les analystes ne sont pourtant pas sûrs d’une victoire facile de la Russie sur le marché de l’uranium. "La résistance des autorités américaines s’explique par le bas prix de l’uranium russe", affirme Igor Vassiliev, de la société d’investissement Financial Bridge. D’après lui, beaucoup dépendra des relations politiques entre les deux pays qui sont actuellement un peu tendues en raison des débats sur l’adhésion de la Russie à l’OMC. "Les mécanismes du marché ne sont pas décisifs ici", acquiesce Maxime Ivanov, de CentrInvestGroup, qui rappelle qu’à l’heure actuelle, la Russie n’est soutenue que par les sociétés américaines qui ont intérêt à se faire fournir du combustible de qualité à un prix abordable. "Les Etats-Unis ne dressent pas des obstacles seulement à l’uranium, mais aussi à tout autre produit dont ils considèrent qu’il est importé à un prix dumping contraire aux intérêts des producteurs nationaux", précise Igor Noujdine. D’où le doute sur le fait que les "conditions avantageuses à la Russie" annoncées par le chef de Rosatom puissent être réellement obtenues, de l’avis du spécialiste. RIAN News Service (French Language) /B_rubrs1> |
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