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Russie : Merrill Lynch investit 200 millions de dollars dans le commerce des gaz à effet de serre (Nezavissimaïa gazeta)

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MOSCOU, 27 février - RIA Novosti. Les impératifs du Protocole de Kyoto concernant la limitation des émissions de gaz à effet de serre ont créé en Russie des conditions extrêmement attractives pour le business étranger.

La diminution des émissions et la commercialisation des quotas d’émissions de gaz à effet de serre n’ont pas encore commencé en Russie, mais des banques étrangères se déclarent d’ores et déjà prêtes à verser beaucoup d’argent pour pouvoir être parties prenantes aux futurs projets écologiques. Lundi on a appris que Marrill Lynch avait acquis le bloc de contrôle de la société danoise Russian Carbon Fund, qui promet de réaliser des projets technologiques visant à réduire les émissions dans les entreprises russes. Cet achat fait de la banque de placement américaine un intermédiaire dans la vente aux Européens de quotas russes d’émissions de gaz à effet de serre. Le montant de la transaction est évalué à 200 millions de dollars.

De cette façon des étrangers se plient formellement aux impératifs du Protocole de Kyoto, non pas chez eux, mais en Russie, où la chose est plus simple et meilleur marché. Le "business kyotiste" semble assez bizarre au premier abord du moment qu’à la première étape de la réduction des émissions les entreprises russes n’ont pas un seul kopeck à verser. Toutes les dépenses - études, livraisons et montage des équipements et même l’audit du projet - sont à la charge des sociétés étrangères. Cependant, cette "caritativité kyotiste" est bénéfique aux deux parties.

Premièrement, les sociétés étrangères réalisent leur expansion technologique, qui par la suite promet d’être très lucrative. Deuxièmement, les gouvernements étrangers évitent les amendes pour violation des impératifs de l’accord de Kyoto sans pour autant assujettir leurs propres entreprises à des exigences écologiques excessives.

Russian Carbon Fund entend réaliser en Russie 82 projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre avec des sociétés pétrolières et métallurgiques, dans l’industrie chimique et la gestion communale. La réalisation de ces projets pourrait se traduire par une réduction des émissions de 140 millions de tonnes en 2008-2012 et pour la société danoise par des ventes de quotas d’un montant de près de 2 milliards d’euros.

Gazprom et UES (compagnie russe de l’électricité) devraient devenir d’importants acteurs sur le marché des quotas. A ces fins en novembre 2006 la Gazprombank russe et l’allemande Dresdner Bank ont enregistré une entreprise mixte au Luxembourg. Des négociations à ce sujet ont été menées de 2005-2006 par UES avec des compagnies danoises et finlandaises.

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.

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