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Shell accepte le rà´le de sous-traitant de Gazprom dans le projet Chtokman (Gazeta.ru)
Le mercredi 25 octobre 2006
![]() * Russie * Gazprom * Shell * Chtokman * MOSCOU, 25 octobre - RIA Novosti. Shell a proposé à Gazprom ses services de sous-traitance dans la réalisation du projet Chtokman. Peut-être le groupe veut-il normaliser ainsi ses relations avec les autorités russes qui ont entrepris des vérifications massives du projet Sakhaline-2. Les spécialistes assurent que le minimum que Gazprom puisse accepter dans ce projet est la minorité de blocage. La mise en valeur du champ de gaz Chtokman, même en qualité de sous-traitant, promet un bénéfice confortable, si bien que les demandes de participation à ce projet seront nombreuses, outre celle de Shell. La compagnie anglo-néerlandaise a trois moyens de résoudre le conflit actuel, de l’avis des observateurs. Le premier est une augmentation sensible de la participation de Gazprom au projet Sakhaline-2. Les représentants du géant gazier avaient fait savoir qu’ils accepteraient au minium la minorité de blocage (25% plus une action) et que dans ce cas le système des accords sur le partage de la production ne serait pas revu et le gouvernement avaliserait l’augmentation du devis du projet pour le porter à 20 milliards de dollars. Le deuxième moyen consiste à accorder à Gazprom une participation minoritaire, mais dans ce cas le devis ne pourrait être approuvé qu’au niveau de 16 à 18 milliards de dollars et les discussions continueraient sur une révision des accords sur le partage de la production. Le troisième moyen est la poursuite de la confrontation qui risque d’entraîner le refus d’augmenter les dépenses pour la réalisation du projet et la mise en route de procédures judiciaires contre Shell pour non-exécution de ses engagements d’opérateur du projet. Pour la Russie, l’objectif clé est le bénéfice de la commercialisation des hydrocarbures de Sakhaline-2. "La révision de l’accord sur le partage de la production consisterait à garantir à la Russie un bénéfice plus important. Les autorités souhaiteraient modifier le taux de rentabilité du projet. Dans ce cas, la participation de la Russie serait portée à 70%", estime Dmitri Abzalov, du Centre d’étude de la conjoncture politique. Cependant, la solution la plus avantageuse pour Shell est de s’allier avec Gazprom, ajoute le spécialiste. "La cession d’un important paquet d’actions au monopoliste gazier permettrait à Shell d’éviter les risques politiques, stratégiques et économiques auxquels le groupe serait confronté s’il continuait à insister sur l’irrévocabilité des conditions de l’accord", conclut l’expert. RIAN News Service (French Language) /B_rubrs1> |
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